Art Crans-Montana - La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir.
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News de Art Crans-Montana

Entretien avec Christian Neel

Art Crans-Montana : Quel artiste êtes-vous?
 
Christian Neel : Sensoriel, où l'inspiration est prépondérante, où l'acte de peindre est une joie. Privilégier ainsi l'expression picturale à un intellectualisme ostentatoire. C'est malheureusement le cas dans l'art conceptuel où le discours est omniprésent mais le cœur absent. Lorsque Picasso peint "Guernica", c'est son cœur qui parle, c'est un acte de peindre sincère dans lequel il s'implique totalement. C'est ma conception de la peinture, la sincérité avant tout.Peindre est pour moi un besoin, une nécessité, un désir de retranscrire les émotions.
 
Art Crans-Montana : Quelle est votre inspiration artistique?
 
Christian Neel : Kandinsky, Mathieu, l’abstraction lyrique, c'est le courant dont je me sens le plus proche, avec le surréalisme.
 
Art Crans-Montana : Quelles sont vos valeurs esthétiques?
 
Christian Neel : Onirique et gestuelle : accumuler des images, des sons, des émotions, tout au long de ma vie et tenter de les retranscrire d'une manière cohérente. Le mouvement est toujours présent, il trahit un certain dynamisme, une énergie qui grâce à Dieu est toujours là, une forte envie de vivre et de partager.
 
 
Après, je suis entré aux Arts Décoratifs de Nice, où j’ai étudié quelques années. A vingt ans, j’ai participais à une première exposition avec un groupe d’artistes.
 
Art Crans-Montana : Que dit-on de votre art?
 
Christian Neel : On dit que l’imaginaire est toujours présent, une certaine joie de vivre, un mouvement perpétuel, le changement et l’évolution dans ce style qui me ressemble tout simplement.
 
Art Crans-Montana : Selon vous, quelle est votre plus belle réalisation?
 
Christian Neel : Une fresque de 7 mètres de longueur sur trois mètres de hauteur pour le lycée Jacques Dolles à Antibes.
 
Art Crans-Montana : Situez-vous dans le monde de l’art.
 
Christian Neel : J’essaie d’être le plus proche de ma réalité intérieure, avec le plus de sincérité possible sans me laisser perturber par les courants à la mode. J’essaie de ne pas perdre mon âme et j’explore sans narcissisme mon monde intérieur. Je travaille pour faire en sorte que le geste soit le plus précis possible.
 
Art Crans-Montana : Identifiez les éléments marquants de votre technique.
 
Christian Neel : C’est une technique très simple sans collage, avec des pinceaux, couteaux, brosses, huile sur toile.
 
Art Crans-Montana : Recensez ce qui vous distingue d’autres artistes (du même genre artistique).
 
Christian Neel : Le fondement de l’inspiration est toujours le même mais l’expression picturale évolue au fil du temps. Du surréalisme au symbolisme en passant par le cubisme.
 
Art Crans-Montana : Voyages et ressources artistiques ?
 
Christian Neel : Les voyages m’ont toujours inspiré, ils ont apporté indéniablement des éléments nouveaux à ma création. Je pense à Rome, à New-York, aux Caraïbes avec cette mer turquoise et le choc de Tokyo avec ces violents contrastes de couleurs et ces idéogrammes si graphiques.
 
Art Crans-Montana : Projets artistiques à long terme ?
 
Christian Neel : Réalisation d’une fresque avec ma femme : le peintre Céline Chourlet et la création d’un livre en commun.
 

A la recherche des contes

Vous chercher un cadeau pour Noël... que pensez-vous d'un livre ou l'imaginaire se lie au merveilleux?? il existe en français et en italien. Vous le trouverez à la galerie à partir du 20 décembre et profiter de la passer à la galerie pour admirer ses tableaux.
Très demandée dans les galeries, Alessandra exposera que jusqu'au 4 février.... ne manquer pas cette exposition magique.
 
 
À LA RECHERCHE DES RÊVES
 
 
La une des journaux annonçait : les rêves ont disparu!
 
Les quatre enfants se regardèrent d’un air consterné: « Comment est-ce possible?  » « Est-ce  que quelqu'un les a enlevés... Sont-ils partis volontairement ? » Il y a maintenant de moins en moins de gens qui aiment leurs rêves, se sont-ils sentis inutiles...
 
« Qu’allons-nous faire, nous, les enfants ? Sans les rêves, l'espoir disparaîtra - murmura tristement l’un d’eux... « et de même pour l’imagination » a ajouté un autre... « et sans imagination il n'y aura plus de jeux... et même les couleurs disparaîtront! ». Ils regardèrent par la fenêtre.
 
Le ciel gris annonçait la pluie. Les gens marchaient hâtivement, la  tête baissée, chacun plongé dans ses pensées, ignorant ce qui l’entourait. Aujourd’hui, pour nos petits amis, les gens semblaient plus sérieux et plus sombres que d'habitude...
 
« Le monde ne peut exister sans rêves, nous devons faire quelque chose » dit un enfant... « Mais quoi? » Un sourire éclaira son visage et, comme s'ils avaient communiqué par la pensée, presque à l'unisson, ils
 
déclarèrent : « Bien sûr! Nous allons les chercher... et nous les trouverons! »
 
Mino proclama: « Cet après-midi, nous allons gonfler des ballons... il en faut beaucoup et il faudra aussi en prendre quelques uns de rechange, au cas où un éclaterait. On prendra le télescope de mon père, il ne se fâchera pas si on le lui ramène! » ... « Oui ! Moi - dit Béa - je prendrai la corbeille à linge de maman, elle est grande et il y aura de la place pour tout le monde ! ». « Moi j’apporterai mon filet de pêche, pour attraper les rêves » dit Tommy. «  Et moi je prendrai une boussole pour trouver notre chemin... » conclut Rita.
 
C’est ce qu'ils firent. Ils travaillèrent durement tout l'après-midi et le soir venu, ils étaient fin prêts. La corbeille à linge de la maman de Béa était vraiment grande et quand tout le monde fut confortablement installé, elle décolla lentement du sol et s’éleva de plus en plus ... jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans le bleu profond de la nuit....
 
mais cela n'est que le début la suite des aventures des 4 bambins.... et palpitantes... et merveilleuses, vous la trouverez dans le livre qui se trouve à la galerie, ou sur onglet boutique.
 
 
 
 

le bourdonnement de la couleur

 
 
Ce texte est tiré d'un article de pratique des arts hors série aquarelle no 15
 
 
 
pour pouvoir voir tous les astuces et la démarche de Viktoria vous pouvez consulter cette revue... super intéressante.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Architecte de formation Viktoria mène une réflexion sur l'espace biplan, les trucages optiques et le révélateur émotionnel de la couleur. Scellé par une technique à la fois rigoureuse et inventive, cette oeuvre simple dans l'apparence des sujets révèle, à bien y regarder, une complexité plastique inédite et captivante.
 
 
 
Au crépuscule, les couleurs d’un paysage s’intensifient, se charge d’une nouvelle vibration. C’est avec les couleurs et les transparences que Viktoria traduit cette curieuse atmosphère de veille, particulièrement sensible à la clarté des lanternes et des murs obliques qui cache le ciel noir de la nuit. 
 
 
 
 
 
 
 
Étape 1
 
Le sujet : rue en perspective, longée par 2 bâtiments et éclairée par des lampadaires. Victoria place les lignes des façades d’immeubles : deux plans distincts apparaissent. C’est sur les 2 panneaux que reposera la mécanique du paysage. Elle apporte ensuite des indices pour caler les proportions et indiquer les échelles de valeur : d’abord les lanternes qui jalonnent le tableau en oblique, puis les personnages d’arrière plan.
 
 
 
 
Étape 2
Viktoria mouille la feuille des 2 côtés en la plongeant quelques minutes dans un bain d’eau. Elle fait varier dès à présent  les zones humides avec du papier absorbant. Elle retire par endroit le trop plein d’eau avec la volonté de varier le processus de diffusion de la couleur et de jouer sur les rendus de transparence. Avec des mouvements rapides du bas vers le haut elle étale le jaune sur les zones les plus humides : Des flaques de lumières se forment alors que leur couse se ralentit sur les parties asséchées. 
 
 
 
 
 
 
 
Étape 3
Avec  de la couleur opaque, elle couvre les rectangles des murs d’immeubles : un orange lumineux jouxte un violet sombre. En longues touches croisées, elle alterne les teintes et construit un patchwork éphémère de couleurs. Sous l’action de l’eau, les teintes se propagent et se mêlent entre elles. Selon un schéma mental, elle tente de rétablir l’équilibre jusqu’à ce que la couleur se stabilise.
 
 
 
 
 
Étape 4
 
 
 
Avec un mélange de bleu outremer et de bleu céruléum, elle apporte quelques respirations en signifiant l'espace qui s'ouvre face aux immeubles posés en quinconce. Sur la partie droite du tableau, elle bâtit, un troisième mur avec un violet, cette fois très opaque. Sur la surface blanche, laissée en réserve, elle trace à l'aide d'une brosse moyenne les lignes de l'escalier au bleu céruléum pur et colore le fond de la ruelle.
 
 
 
 
 
 
 
 
Étape 5
 
 
 
A l'aide d'une brosse très fine, elle reviens sur les détails, en particulier les lampadaires où les boules de verre forment encore des points blancs laissés vierges. Elle applique sur chaque point une dose d jaune opaque puis elle tire au pinceau traînard une ligne discontinue dans les tons bruns pour évoquer le pieds de fonte Avec un mélange de violet et de bleu outremer, elle reprécise les horizontales de l'escalier et dessine les encadrements de fenêtres. Sur les pans colorés des façade, la peinture est encore bien fraîche, les lignes dessinées sont ainsi pas trop nettes et fondent avec les couleurs sous-jacentes.
 
 
 
Étapes 6
 
 
 
 
Afin de stopper la diffusion des couleurs, elle tamponne avec du papier absorbant les zones d'intersection. Puis, sur les parties les plus claires, elle ramène la couleur au pinceau afin d'obtenir un léger effet de salissure. Elle se concentre enfin sur les personnages en privilégiant des couleurs telles que l'orange pour poser ces silhouettes comme des accents de lumière, en contrepoint de la clarté des lampadaires.
 
 
 
 
 
Voici le résultat final:
 
 
 
 
 
 
 
 
Cela n'ai qu'une entrée en matière vous trouverez  les trucs, astuces et réflexions  de  Viktoria
 
dans le hors série no 15 de pratique des arts
 
A bientôt

Monet - Accueillir l'ephémer

Claude Monet (1840-1926)
 
Qu’est-ce qui a changé ? Un peu de vent. La lumière n’arrive pas à percer les nuages qui dérivent. A regarder le ciel u fond de l’eau on ne sait plu où l’on est. Le monde est silencieux. On a tout son temps.
 
Le jardin pourrait aussi bien se trouver à l’autre  bout du monde. Il suffit de s’absorber dans le spectacle des nymphéas qui s’ouvrent pour que le vide se fasse dans l’esprit. .Le progrès imperceptible d'un pétale qui se déplie chaque matin après la nuit accapare toute l'attention. C'est chaque jour un évènement. Il faut arriver à l'aube, un peu trop tôt. On frissonne, comme l'eau au ras de la brise. Il n'y a personne à la ronde. Qui viendrait regarder ce qui n'existe qu'à peine ? On comprend tout à coup pourquoi les Anciens avaient si peur que le  soleil ne revienne plus. La plupart des gens préfèrent les images qui racontent des histoires ou qui aideraient à s’y retrouver un peu mieux dans le désordre des choses. Les tableaux du passé les ont peut-être mal habitués. Ils ne savent pas encore que la peinture aime ce qui hésite et qui disparaît avant qu’on ait pu le montrer…
 
Quand le peintre est arrivé à Giverny, il y a presque vingt-cinq ans, il n’y avait rien d’autre qu’un cours d’eau, au-delà du jardin qui prolonge la maison. Il a fallu d’abord pare au plus pressé, agencer les buissons et les arbustes selon les couleurs de leur floraison, savoir ce que les saisons allaient faire de tout cela. L’harmonie changeait fois. Au pied des arbres, les fleurs aux tons bleutés annonçaient déjà les ombres transparentes que le tableau aurait l’air d’avoir inventées… Et puis un jour, ça n’a plu été assez : encore trop de lignes, de masses. Même imprécises, elles garderaient un souvenir de géométrie. C’était comme jouer à  se perdre en se sachant toujours à l’abri. Il fallait autre chose.
 
Franchir le ruisseau avait alors marqué le début d’une autre époque, comme si le promeneur s’était trouvé emporté avec ses pinceaux dans un espace imprévisible. Il n’y manquait qu’un petit effort. Détourner le cours d’eau, aménager un large plan d’eau, de plus en plus vaste. Les feuillages en retombant masquent les bords. On commence la terre, où retrouver la rive sous l’amas de verdure ? Il n’y a plus de limites dans le jardin d’eau. Plus de chemin. Plus rien qui vienne rappeler le fracas de la vie. Les toiles s’empilent au fond de la barque. Le peintre a l’impression que, cette fois, il est entré dans l’espace de son tableau. Les premiers plans de la peinture classique faisaient d’elle un substitut du théâtre. Le bord de l’image se confondait avec une avant-scène… MONET a largué les amarres, il avance jusqu’à ce que les autres le perdent de vue… Enfin, il se plaît à l’immerger. La berge n’est pas si loin… Assez en tout cas pour que personne ne puisse le suivre. Cet espace est vierge de peinture. Il lui appartient entièrement. Et l ira les pieds dans la vase s’il le faut.
 
 
La couleur du ciel s’évapore dans l’eau. MONET ne lève plus les yeux de la surface du bassin. Parfois, il écarte sa toile, en choisit une autre. La brume qui se dissipe vient s’y déposer.
 
Il a toujours voulu peindre ce qui échappe. L’air, un rayon de soleil sur une robe, les vagues qui frappent la falaise, la neige qui commence à fondre… tout cela n’inspirait guère confiance au début. Les gens qui cherchaient dans la peinture les certitudes qui leur manquaient dans la réalité ne comprenaient pas cette mauvaise obstination. Ils n’y discernaient qu’une impertinence doublée d’un mauvais métier, de misérables esquisses qui tentaient de se faire passer pour de vrais paysages… 
 
Que voulaient-ils tous ? Une profusion d’arbres et de lointains, de rochers et de chemins qui serpentent, des ciels tumultueux et des troupeaux paisibles, des points de vue exceptionnels et pourquoi pas impossibles, des personnages héroïques ou charmants, un grain de pathos et quelques larmes de déluge… Comme si tout cela avait eu un atome de vérité, un rapport avec la vie réelle. L’Académie pouvait lui enseigner à copier les Antiques, MONET préférait les bois et la plage. Il aurait sans doute été plus simple de reproduire fidèlement ce qui attend de l’être, les formes durables de la tradition, d’autant plus immuables qu’on les avait érigées en modèles indispensables de beauté, d’équilibre et de mesure.
 
Mais pour lui cela ne pesait pas grand-chose auprès d’un coup de vent qui fait bruisser les feuilles. La patience d’y voir clair, quelques coups de pinceau…  Il avait appris à demeurer de longues heures dehors, embusqué comme un chasseur par tous les temps. Quelques personnages passaient dans le tableau, quelques fois. Mais sans insister. De toute façon, ils n’apportent plus rien. Toujours trop de bavardage. Autant s’en passer. Le tableau est devenu depuis longtemps l’espace d’un monologue.
 
La barque glisse un peu. L’air se réchauffe. Le reflet des saules pleureurs se mêle aux feuilles tranquilles des nymphéas. Plus haut, plus profond, le ciel blanchit. Hier à la même heure, il était plus rose. Une toile dans l’atelier achève de sécher.
 
Combien de tableaux faudrait-il pour être certain d’avoir peint quelque chose, d’avoir saisi une réalité capable de tenir le cop sans vous lasser pantois une seconde plus tard, parce qu’encore une fois tout a changé. MONET n’a jamais voulu maquiller la nature, lui inventer une apparence qu’elle n’avait plus ou pas encore. Il a multiplié les toiles sur un même sujet : il fallait s’adapter, oublier, recommencer. Il courait après les choses de peur qu’elles ne s’en aillent avant d’avoir pu s’en pénétrer, il fallait aller si vite et d’autres jours attendre si longtemps que la réalité consente à se laisser approcher… Il a fini par se demander si c’était lui qui se dépêchait ou si c’était le temps qui lui courait après. Il ne distinguait plus vraiment la différence. Il savait seulement qu’à force de peindre le temps qui change il avait fini par peindre le temps qui passe.
 
Il fallait s’arrêter. Les tableaux qui se succèdent par dizaines forment les maillons d’une chaîne et il en manquera toujours un. La peinture ne doit pas devenir une peau de chagrin.
 
Le bleu envahit les abords de la barque. Il imprègne les fleurs qui s’ouvrent. Les nymphéas retrouvent le jour.
 
MONET s’est réconcilié avec ce temps qui l’a tant bousculé. Ils sont devenus de vieux amis. La traque est terminée. Maintenant, c’est un rendez-vous. C’est même le peintre qui s’arrange pour arriver toujours en avance. Il peint ce qui ne manque jamais de revenir. Le tableau s’arrondit pour saluer comme jamais le cycle de la nature. Il n’a, comme lui, ni commencement ni fin. La signature de l’œuvre en longe la courbe, c’est la moindre des courtoisies. Le peintre commence à s’entendre assez bien avec l’éternité.
 
 
(extrait de comment regarder un tableau de Françoise Gall dans toutes les bonnes librairies)
 

L'aquarelle (extrait de wikipedia)

 
L’aquarelle est une technique picturale fondée sur l'utilisation de pigments finement broyés, agglutinés avec de l'eau gommée. Elle se pratique généralement sur un support papier spécifique.
 
Sa transparence la différencie de la gouache qui est opaque.
 
Histoire
Les origines
Des pigments solubles dans l'eau ont probablement été utilisés pour créer des peintures retrouvées dans des cavernes préhistoriques et de nombreuses peintures murales, notamment celles des chambres funéraires, en Égypte.
Dès le III siècle, les Chinois peignaient sur de la soie avec des encres et des colorants solubles dans l’eau.
 
Moyen Âge
Dans l'Occident du XI siècle on l'utilise en association avec la gouache et les applications de feuilles d'or dans les enluminures qui ornaient les manuscrits des monastères de l'Europe médiévale. On peignait sur du vélin ou du papier avec ses pigments solubles dans l'eau.
 
Renaissance
Albrecht Dürer, Un Jeune Lièvre, 1502, aquarelle
Au XV siècle et au XVI siècle, le voyageur naturaliste, l'explorateur, ou le simple observateur, choisissent souvent ce médium peu encombrant et facile à transporter pour illustrer l'imagier des nouveaux territoires. Les explorateurs étaient accompagnés de cartographes et de topographes qui étaient souvent des artistes amateurs. En 1577, John White accompagna l’expédition de Sir Martin Frobisher en quête du Passage du Nord-Ouest. Les aquarelles de White, représentant des hommes et des femmes inuits, constituent un témoignage exceptionnel des premiers contacts établis entre les cultures européenne et nord-américaine, et se rangent parmi les œuvres canadiennes les plus anciennes de ces explorateurs.
En Allemagne, Albrecht Dürer développe cette technique, la mélangeant souvent à de l'encre et de la gouache. Il l'utilise en lavis pour des études de paysages durant son voyage en Italie en 1490puis pour représenter de façon très détaillée des herbes, des fleurs, des oiseaux, ...
 
Particulièrement adaptée aux notations précises, Holbein l'utilise au XVI siècle pour réaliser des portraits en miniatures, et Gaston d'Orléans l'intègre à ses planches naturalistes.
Au XVII siècle, peintres de fleurs et paysagistes flamands (Hendrick Avercamp, Albert Cuyp, Jan Van Goyen, Adriaen Van Ostade) traduisent quelques fois par l'aquarelle leur observation minutieuse de la nature. Rubens et Jordaens en ponctuent parfois leurs dessins de touches aquarellées souples et transparentes.
 
Époque moderne
Jusque ver 1760, le vocable lui-même n'est pas encore bien défini et Diderot emploie indifféremment les termes de gouaches et d'aquarelle.
La multiplication des petits paysages des peintres vénitiens favorise peu à peu le renouveau de la peinture à l'eau
Utilisée pour les études, notamment lors de voyages en Italie, elle est pratiquée par Jean Honoré Fragonard, Hubert Robert ou Louis Durameau.
Gabriel de Saint-Aubin, Jean-Baptiste Lallemand, Louis-Joseph Watteau, s’en servent dans leurs scènes de genre (peinture de genre). Louis-Gabriel Moreau, l’utilise dans ses paysages de plein air, les soulignant d'un trait de plume.
Et ce n'est qu'à partir du règne de Louis XVI, que les aquarellistes sont acceptés au sein de l'Académie royale de peinture et de sculpture.
 
XIX siècle
Mais c'est en Angleterre, où l'enseignement de la peinture est moins encadré qu'en France, que l'aquarelle, par l'intermédiaire de la Royal Watercolour Society, fondée en 1804 à Londres, acquiert une dimension nouvelle. Samuel Palmer, Richard Bonington, William Turner en sont ses principaux acteurs. La maison Winsor et Newton, célèbre fabrique d'aquarelles, est fondée en 1834.
En France, Eugène Delacroix, Théodore Géricault, Paul Huet et Théodore Rousseau s'en servent en voyage et pour leurs croquis de paysage. Les Impressionnistes (Boudin, Jongkind) l'apprécient aussi pour sa spontanéité.
 
XX siècle
Les études de danseuses d'Auguste Rodin et les nus de Georges Rouault montrent la liberté que l'on peut atteindre avec l'aquarelle. En témoignent aussi les œuvres de Vassily Kandinsky, Egon Schiele, Emil Nolde, August Macke ou Paul Klee. Depuis les années 1960, un renouvellement de cette technique est apparue (Raoul Dufy, Jean Bazaine, Maurice Estève, Zao Wou-Ki,Pierre Risch), tandis que la technique « dans le mouillé », initiée par Turner est portée à son apogée par les aquarellistes contemporains.