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Comment regarder un tableau aujourd'hui Arcimboldo

Arcimboldo
 
 
Fascinant, mystérieux, amusant, Arcimboldo est à la fois populaire et méconnu. Une exposition qui a eu lieu en 2007 au musée du Luxembourg à Paris, a lèvé un peu  le voile sur les étranges portraits du peintre, « Européen » du XVIe siècle
 
la vidéo ci-dessous est impressionnante et pationnante. Elle montre l'évolution de sa peinture et parle de l'influence de cabinets de curiosités sur la peinture de Archimboldo.
 
 
 
Le tableau ci-contre se trouve au Louvre.
 
Biographie tirée de wikipedia
 
Giuseppe Arcimboldo est né à Milan en Italie en l'an 1527 et serait issu d’une famille de peintres.
Il commence à se faire connaître à 22 ans en travaillant avec son père, artisan peintre à la cathédrale de Milan. Il réalise alors des cartons de vitraux. Rapidement, il se fait remarquer par Ferdinand de Bohèmequi lui commande cinq blasons pour la cathédrale. Sa renommée commence à s’étendre. Il est appelé à Prague en 1562 au service de Ferdinand I du Saint-Empire pour être le portraitiste de la famille impériale. Il existe ainsi plusieurs tableaux classiques attribués au peintre, sans aucune certitude, le plus connu étant son Portrait de Maximilien II de Habsbourg et de sa famille qui aurait été peint vers 1563.
C’est peu après son arrivée au service de Ferdinand I que Giuseppe Arcimboldo commence la première série des quatre saisons, et laisse éclater un style pictural surprenant : les « têtes composées » portraits caricaturaux (ghiribizzi) ou allégoriques formés d’une juxtaposition de fruits, légumes, végétaux, symbolisant les saisons ou les métiers. Cette œuvre suscite un engouement considérable à la cour. Il peindra d’autres séries des quatre saisons en 1572 et 1573 (une série des quatre saisons se trouve au Louvre, dont l'Automne daté de 1573, commandés par l'empereur Maximilien II de Habsbourg pour être offert à l'électeur Auguste de Saxe).
D’autres portraits mêlent animaux ou objets : les quatre éléments (le Feu et l'Eau de 1566, se trouvent au Kunsthistorisches Museum de Vienne) ou les personnifications de métiers (le Bibliothécaire, le Jardinier, le cuisinier...).
En dehors de quelques portraits, il a alors pour tâche principale d’enrichir les fameux Wunderkamern, cabinets d’art et de curiosités des empereurs Maximilien II et Rodolphe II. Doué d’un esprit inventif et ingénieux, il se voit confier l’organisation des fêtes princières (il subsiste de nombreux dessins de costumes ou de chars) et il est nommé conseiller artistique pour la formation des collections impériales. À partir de 1565, son nom apparaît dans la comptabilité impériale. Il se distingue notamment par l’invention d’une méthode colorimétrique de transcription musicale.
En 1587, il obtient de Rodolphe II l'autorisation de retourner en Italie pour y finir ses jours, promettant de continuer à peindre. Flora sera l’un de ses derniers tableaux.
Retiré à Milan, il est promu au rang de comte palatin en 1591 et y meurt en 1593.
 
 A sa mort, il tomba dans l'oubli et fut redécouvert au XXè siècle par les Surréalistes.


1 commentaire pour Comment regarder un tableau aujourd'hui Arcimboldo:

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Michel on vendredi 11 février 2011 12:25
Aujourd'hui le photographe Chris Jordan utilise le même procédé de perception et de lecture. Ses immenses photo-montages sont composés de milliers d'objets qu'on ne distingue qu'en s'approchant. Mais alors qu'Arcimboldo chantait les louanges de l'empereur humaniste, Chris Jordan dénonce une civilisations qui ne croit plus qu'à l'accumulation des biens.
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