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expostion à ne pas manquer

Cet automne, le Louvre prêtera un de ses plus grands chefs-d'œuvre. Les coulisses d'une opération exceptionnelle. 
Bien que les collections du Louvre soient richissimes, elles ne comportent que deux Vermeer: L'Astrologue et La Dentellière. Il est vrai que l'œuvre du maître de Delft est rare. Trente-cinq tableaux reconnus. Le musée vient pourtant d'accepter de prêter La Dentellière au Fitzwilliam Museum de Cambridge. Ce sera du 5 octobre 2011 au 15 janvier 2012 dans le cadre d'une exposition sur l'âge d'or hollandais. Ce voyage exceptionnel sera bientôt contractualisé par Henri Loyrette, président-directeur, sur décision de Vincent Pomarède, le conservateur en chef du département des peintures. Voilà un cas d'école résumant la politique de prêts de l'établissement.«L'usage - qui a toujours été respecté et le restera -, veut qu'on ne prête qu'un Vermeer à la fois. Sinon le public se sentirait trop frustré. Il vient du monde entier salle 38, au deuxième étage de l'aile Richelieu, où il s'attend à trouver les deux chefs-d'œuvre», explique Vincent Pomarède. C'est ainsi que, depuis 2003, année de sa prise de fonctions, La Dentellière n'est sorti que trois fois. L'une à Francfort, une autre à Atlanta et enfin au Japon en 2009. Dans le passé le tableau n'avait guère plus voyagé. Récemment, deux demandes, émanant des musées de Madrid et de Minneapolis ont été refusées. Pourquoi? Alors, L'Astrologue se trouvait loin de ses cimaises. Et Cambridge tenait la corde car le Louvre avait apprécié qu'elle lui confie temporairement son Tarquin et Lucrèce de Titien pour la flamboyante exposition sur les maîtres vénitiens organisée fin 2009 dans le hall Napoléon.

Envoyer un éclaireur 
Bien sûr, comme pour tout prêt, le feu vert concernant le Vermeer a été donné après un examen de santé effectué par un des quatre restaurateurs du Louvre titulaires d'un DESS de conservation préventive. «La procédure, précise Vincent Pomarède, est de consulter le carnet de suivi propre à chaque tableau et, après décrochage et décadrement - procédure qui a lieu le mardi, quand le musée est fermé -, de regarder s'il y a des changements par rapport au dernier constat d'état. Le conservateur coche une check-list et porte éventuellement des commentaires relatifs au support, au vernis, au cadre, etc. S'il remarque par exemple à un endroit un soulèvement récent de la couche picturale ou que des craquelures anciennes se sont remises à évoluer, cela indique une fragilité certaine et il se prononce contre tout déplacement avant restauration et stabilisation.» Parfois son avis est moins tranché. Le spécialiste peut préconiser diverses garanties de transport et de séjour.Pendant ce temps, Vincent Pomarède a évalué le projet scientifique envoyé au moins six mois à l'avance par le musée demandeur. «Il faut aussi, pour que le Louvre accepte de collaborer, que l'exposition fasse avancer la recherche en histoire de l'art ou qu'elle soit très didactique.» Le conservateur en charge de la section de peinture hollandaise, le responsable de la régie des mouvements d'œuvre et celui du service des assurances se réunissent autour de lui pour l'aider à trancher. Si ce dernier connaît le Fitzwilliam Museum, ce n'est pas le cas de tous les établissements étrangers. Il lui arrive donc souvent d'envoyer sur place un éclaireur afin d'auditer les conditions d'accueil et de sécurité. Au besoin, Vincent Pomarède visite lui-même les lieux. La procédure des prêts est ainsi au Louvre un métier à plein-temps. En 2010, le plus grand musée de France a fait circuler 202 tableaux, dont 78 à l'étranger.
 
Renoir considérait ce chef-d'oeuvre, entré au Louvre en 1870, comme le plus beau tableau du monde, avec le Pèlerinage à l'île de Cythère de Watteau, également conservé au Louvre. Une jeune dentellière, appartenant sans nul doute à la petite bourgeoisie de Delft, se penche sur son travail, maniant avec application fuseaux, épingles et fils sur sa table à ouvrage. Le thème de la dentellière, maintes fois traité dans la littérature et la peinture hollandaises (notamment par Caspar Netscher), illustrait traditionnellement les vertus domestiques féminines. Le petit livre que l'on distingue au premier plan est certainement une Bible, ce qui renforce l'interprétation morale et religieuse du tableau. Mais il s'agit aussi, tout comme dans la très célèbre Laitière (vers 1658, Amsterdam, Rijksmuseum), d'une plongée dans l'univers quotidien qui fascinait Vermeer. Le peintre aimait à observer les objets familiers qui l'entouraient et à les combiner dans ses compositions : on retrouve le même meuble bas, ainsi que le tapis hollandais à motifs de feuilles, dans plusieurs de ses tableaux. 

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